Vous avez déjà croisé les Makefile ? Et les Justfile, peut-être ?
À l'origine, un Makefile servait à automatiser la compilation de programmes. Au lieu de retaper toute la commande avec le nom de chaque fichier à compiler, on empilait les références dans ce fichier pour finir avec un simple make qui buildait l'application.
Le principe une fois posé, rien n'empêche d'utiliser le Makefile pour y loger n'importe quelle commande — builds, dev, tests et le reste — et de les lancer proprement via ce seul fichier. Le tout, sur n'importe quelle techno.
Et le Justfile dans tout ça ? L'idée est sensiblement la même : un fichier, des « recettes » nommées, une commande courte pour les déclencher (just dev, just test…). Just est tout simplement plus moderne et plus lisible que Make pour ce rôle unique de lanceur de tâches.
Le problème que ça résout
Sur un vrai projet, les commandes du quotidien sont longues, difficiles à retenir et différentes d'un repo à l'autre. npm run dev ici, cargo run --release là, xcodebuild -scheme … -configuration … ailleurs. Multipliez par dix projets ouverts en parallèle et vous voilà à vous demander en boucle « c'était quoi, déjà, la commande pour démarrer le serveur de dev ? ».
Un Makefile ou un Justfile coupe court à tout ça en imposant un vocabulaire commun par projet : dev, test, build, lint, clean. Le même geste, quoi qu'il y ait dessous.
Dans Singularity : le fichier devient un lanceur
C'est précisément là que Singularity entre en jeu. On intègre les Makefile et les Justfile pour obtenir des lanceurs d'app au clic, directement dans l'IDE. Eh oui… comme dans Visual Studio.
Concrètement, Singularity repère le fichier à la racine de votre projet et l'épingle en haut de l'arborescence, sur une ligne à part — un « fichier bloqué » qui reste toujours visible. Chaque recette devient cliquable : un bouton « play », vous appuyez, ça tourne. Fini d'ouvrir un terminal, de retrouver la bonne commande et de la retaper sans faute de frappe.
Trois boutons d'action, vos recettes sous la main
Toutes les recettes ne pèsent pas le même poids. Celles que vous lancez vingt fois par jour — dev, test, test-e2e — méritent mieux qu'un passage par un menu. Singularity vous laisse configurer trois boutons d'action par fichier : vous attribuez à chacun la recette de votre choix, et elle se déclenche en un seul clic.
Le reste des recettes (install, typecheck, lint, build, build-mac, clean, help…) demeure accessible dans le menu déroulant du fichier. Rien n'est caché, mais l'essentiel passe au premier plan.
Pas de Makefile ? L'IA l'écrit pour vous
Le meilleur pour la fin : inutile d'écrire ces fichiers vous-même. Beaucoup de développeurs n'ont jamais pris le temps d'apprendre la syntaxe de Make ou de Just — et c'est parfaitement légitime, ce n'est pas le cœur de leur métier.
Dans Singularity, vous demandez et l'IA prend le relais : elle inspecte votre projet, comprend votre stack, et génère le Justfile (ou le Makefile) avec les bonnes recettes — dev, test, build, lint — câblées sur les bonnes commandes. Vous récupérez un fichier propre, commenté, prêt à lancer.
Et comme il ne s'agit que d'un fichier texte, vous gardez la main : vous le relisez, vous l'ajustez, vous le commitez avec le reste du projet. L'IA produit le premier jet, vous restez propriétaire du résultat.
Pourquoi c'est plus qu'un raccourci
Un bouton « play » à côté d'une recette, ça peut sembler anecdotique. Ça ne l'est pas.
Pour vous, c'est moins de friction : aucune commande à mémoriser, aucune faute de frappe, le même geste sur tous vos projets.
Pour votre équipe, c'est de la documentation exécutable : le Justfile dit, noir sur blanc, comment on lance, teste et build le projet. Un nouvel arrivant n'a plus à poser la question — il clique.
Pour les agents IA enfin — et c'est tout l'enjeu d'un Agentic Development Environment — ces recettes deviennent des points d'entrée fiables. Dès qu'une commande a un nom stable et un comportement connu, un agent peut la lancer, lire le résultat, et enchaîner. Le Justfile n'est pas qu'un confort pour l'humain : c'est aussi le contrat que l'IA suit pour faire tourner votre projet.
Foire aux questions
Quelle différence entre un Makefile et un Justfile ?
Les deux regroupent des commandes nommées (« recettes ») derrière des raccourcis courts. Make est l'outil historique, conçu d'abord pour la compilation, avec une syntaxe parfois piégeuse (tabulations, variables). Just est plus récent et pensé uniquement comme lanceur de tâches : syntaxe plus simple, lecture plus claire. Dans Singularity, les deux fonctionnent de la même manière comme lanceurs au clic.
Singularity supporte-t-il les deux formats ?
Oui. Singularity détecte aussi bien un Makefile qu'un justfile à la racine du projet, l'épingle en haut de l'arborescence et expose chaque recette comme un lanceur cliquable, avec jusqu'à trois boutons d'action configurables.
Dois-je connaître la syntaxe de Make ou de Just pour en profiter ?
Non. Singularity peut générer le fichier pour vous via l'IA : il analyse votre projet, déduit les bonnes commandes (dev, test, build, lint) et écrit un Justfile ou un Makefile propre et commenté. Vous le relisez et l'ajustez si besoin, mais vous n'avez rien à apprendre pour démarrer.
Ça marche sur n'importe quelle technologie ?
Oui. Un task runner est agnostique du langage : il se contente d'exécuter des commandes shell. Node, Rust, Go, Swift, Python, un script maison… si ça se lance dans un terminal, ça se met dans un Makefile ou un Justfile, et donc dans un lanceur Singularity.
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